mardi 26 mars 2013

Ne Tirez Pas Sur L'Oiseau Moqueur - Harper Lee.




Résumé : Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. 

Cela faisait très longtemps que j'avais envie de lire Ne Tirez Pas Sur L'Oiseau Moqueur d'Harper Lee. Non seulement parce que je considère qu'il fait partie des livres qu'il faut avoir lu au moins une fois ( un peu comme L'Attrape-coeur de J.D. Salinger ), mais également parce qu'on le cite souvent dans les films ( encore récemment dans Le Monde De Charlie et Sublimes Créatures par exemple ) ce qui n'a fait qu'attiser ma curiosité un peu plus. 

Je l'ai donc emprunté à la bibliothèque et l'ai lu la semaine passée. Et j'ai beaucoup aimé ! Bon, je dois avouer qu'au début, j'avais légérement du mal à retenir les noms des personnages. Non pas qu'ils soient compliqué, mais leurs surnoms n'ont parfois rien à voir avec leurs noms ( par exemple Jean Louise qui est surnommée Scout ). 

L'histoire se passe dans la petite ville de Maycomb, en Alabama, où habite Scout Finch, la narratrice, avec son frère Jem, son père Atticus, et Calpurnia, leur nourrice. Toute la première partie de l'histoire sert à poser le décor, on apprend à vivre au rythme de Maycomb, on découvre ses habitants, ses histoires, ses familles : les Cunningham qui n'acceptent la charité de quiconque, les Ewell qui vivent depuis des années " au crochet du comté " et qui habite derrière la décharge... L'intrigue principale de cette première partie est le mystère Arthur " Boo " Radley, qui habite la maison à côté de celle de Scout, sur qui on raconte beaucoup d'histoires, et qui n'est pas sorti de chez lui depuis des années. Ce qui intrigue beaucoup Scout, Jem, et surtout leur ami Dill, qui vient passer tout ses étés chez une voisine, et passe ses journées à jouer avec Scout et Jem. On suit alors les trois enfants dans leur essais infructueux pour faire sortir Boo Radley de chez lui. 

Puis, dans la deuxième partie, que j'ai trouvé plus intéressante que la première, on assiste au procès de Tom Robinson, un homme noir accusé d'avoir violée une fille blanche. C'est Atticus, le père de Scout et Jem, qui est chargé de défendre Tom, ce qui ne plait pas aux habitants de Maycomb, qui se mettent à l'accuser d'être un " ami des nègres " (il ne faut pas oublier que l'histoire se déroule dans les années 1930). Ce que Scout et Jem ont beaucoup de mal à supporter. Pendant le procès, on découvre que Tom est accusé à tort par Mayela Ewell. Mais cela ne suffira pas à obtenir son inocentement, malgré le brillant playdoyé d'Atticus, et les choses vont mal tourner à partir de ce moment là...  

Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est qu'il se lit facilement, on est prit dans l'atmosphère de Maycomb, et on ne voit pas le temps passer. De plus, on s'attache aux personnages, que ce soit Scout, Jem, Atticus ou encore Miss Maudie. Le fait que l'histoire soit racontée à travers les yeux d'une petite fille contribue aussi à la facilité de lecture. 

C'est d'ailleurs ce qu'Isabelle Hausser dit dans la postface " L'une des caractéristiques de ce texte est de réussir constamment à mélanger deux principes antinomiques, la simplicité et la complexité. La narration en est un parfait exemple : une petite fille nous raconte trois ans de son enfance, elle le fait avec ses mots, avec les limites de son âge (...) Parfois, cependant, ses jugements et ses rapprochements nous troublent, parce que, emportés par ce récit merveilleux, nous avons oublié la première page qui nous laissait entendre qu'à la date de son récit, la narratrice n'est plus la petite fille qu'elle était au moment des évènements qu'elle raconte. " Et c'est exactement ce qui m'est arrivé. 

En résumé, c'est un livre intéressant que je suis heureuse d'avoir finalement lu :)

Et en extrait, j'ai choisi le passage où le titre du livre est expliqué :

  " Je préférerais que vous tiriez sur des boîtes de conserve, dans le jardin, mais je sais que vous allez vous en prendre aux oiseaux. Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c'est un péché de tuer un oiseau moqueur. 

Ce fut la seule fois où j'entendis Atticus dire que quelque chose était un péché et j'en parlai à Miss Maudie. 

- Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur. " 



 Et vous, l'avez-vous lu ? Qu'en avez-vous pensé ? :)  

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